mardi, 18 décembre 2018

Saint Donat

Saint Donat :

C'est vers l'an 973, après des siècles d'insécurité, de décadence économique et intellectuelle (et grâce à l'expulsion des Sarrazins par le comte de Provence, Guillaume) que va se manifester un renouveau de l'Eglise. Il va y avoir une véritable recrudescence de la vie monastique et les grands ordres vont rayonner dans les terres de Haute Provence. Mais bien avant cette renaissance et le rôle primordial du monachisme, il existait dans les Alpes du Sud une vie religieuse beaucoup plus discrète. Il s'agit souvent d'une figure singulière, d'un ermite qui, par sa vie, et son exemple va contribuer à créer un lieu de prière et de diffusion de la foi.

I – Saint Donat choisit Lure

Par définition un ermite est une personne qui fait le choix de la solitude et du recueillement. Cet isolement volontaire, cette vie de méditation et de prière lui permet toute une vie spirituelle qui le rapproche de Dieu. Le Christ, lui-même, s'est retiré plusieurs fois dans le désert pour prier. En Haute Provence, la montagne de Lure s'étend sur 42 kms, d'Est en Ouest, et apparait avec ses milliers d'hectares comme une zone de paix et de silence. C'est donc ici, en bordure de Durance, sur les premières rampes de la montagne que va s'installer Donat pour vivre sa vie érémitique.

La première impression, en quittant Peyruis, est d'immédiatement se trouver dans la sauvagerie et l'isolement. Sur une butte collinaire émergeant d'une végétation de chênes, apparait, aujourd'hui, une église confinée dans ce site solitaire. C'est une église romane qui élève toute sa masse cubique. Elle présente une certaine austérité de ligne, de volume et de construction. Cette église de pèlerinage, datant des XI ème ou XII ème siècle a été construite sur un site sanctifié par la présence de notre anachorète Donat au début du VI ème siècle. Mais qui était-il ?

2 – La vie de l'ermite

C'est la littérature qui va nous fournir des renseignements. Il existe, en effet, une VITA SANCTI DONATI qui nous parle de ce pieux personnage.'C'est l'archéologue J. Thirion qui en a révélé toute l'importance.

Il s'agit donc d'un prêtre originaire d'Orléans qui vivait au début du VI ème siècle. Il choisit de se retirer au pays de Sisteron (in pago Sisterico), au pied de la montagne de Lure (mons Lura) pour vivre sa vie d'anachorète. Le récit devient, alors, fantastique avec la présence de dragons, de démons et de serpents qui peuplent ce vallon et qu'il va combattre, perpétuant la lutte du Bien contre le Mal. Il aurait, par exemple, forcé un démon à aplanir la route primitive (un symbole de la via Domitia ? ). D'ailleurs, une statue de l'église de saint Donat sur l'Herbasse le représente les bras chargés de l'étole de l'exorciste, domptant un dragon tenu en laisse. C'est surement une de ses missions solitaires d'évangélisation des Alpes du Sud. Par contre, loin de ce fantastique, la description des lieux devient très réaliste et correspond d'une manière troublante au site visité. En fait, l'ermite aurait connu deux lieux de retraite : d'abord à l'endroit où se trouve l'église actuelle (saint Donat le Bas), ensuite dans un endroit encore plus reculé, une grotte (spelunca) situé sur une colline voisine où après avoir vécu quelques années avec un compagnon et disciple, Florentinus, il y serait mort. Dans ces derniers jours, il sera assisté par une autre figure de Haute Provence : St Mary. Il était lui aussi originaire d'Orléans (ville de tant de saints !).

Son culte est très présent à Forcalquier. La première cathédrale portait son nom et son corps y fut transféré.

Nous savons qu'au Moyen âge, les reliques voyageaient par crainte de les voir tomber aux mains des Sarrazins et c'était une préoccupation qu'avaient les chrétiens de l'époque (et de l'antiquité) de vivre plus près de Jésus et de préserver leurs souvenirs (d'où la pratique du morcellement des reliques). C'est donc sous le règne de Boson, roi de Provence, que les reliques de St Donat furent abritées à Sisteron puis à Grenoble. Et c'est Corbus, évêque de cette ville qui se réfugia dans la ville de Jovinzieu, apportant les restes de note ermite Lurois. Un palais et une église furent alors construits et dédiés à St Donat. La ville prit alors le nom de St Donat sur l'Herbasse (26).

3 – Un ensemble cultuel complexe

Après la disparition de Donat, on peut penser que son compagnon, Florentinus, et St Mary continuèrent les louanges de sa vie pieuse et perpétuèrent son souvenir. Mais la première trace tangible se trouve dans un texte écrit qui fait état de la donation du lieu par le comte de Provence Guillaume II (en 1018) à l'abbaye St André de Villeneuve les Avignon. Il est donc probable que l'église ait été construite vers cette période. Le texte utilise le terme de « locus ». Nous l'avons déjà trouvé sur la pierre écrite près de Sisteron pour désigner « Théopolis », un lieu d'ascèse et de recueillement crée par Dardanus , préfet des Gaules. Mais ici, ce « locus » établi sur l'habitat de St Donat, va constituer un ensemble architectural complexe et plutôt exceptionnel. C'est à Guy Barruol et J. Thirion que l'on doit l'étude détaillée de ce lieu. Retenons que le site est disposé sur deux niveaux, correspondant aux habitats successifs de Donat.

-Dans le Val, nous avons déjà rencontré la masse de l'église de St Donat le Bas. Juste en dessous, en surplomb d'un roc, se trouve les vestiges d'une église plus modeste avec des caractéristiques de construction à l'identique.

-De l'autre coté du Val, sur une crête (lieu dit couvent des Crottes) se trouve la grotte qui aurait été le refuge de Donat. Il y apparaît, envahi de végétation, les restes d'une petite église à trois nefs avec trois absides à demi-souterraine. Ce sont les restes de l'église de St Donat le Haut. On le voit, le site, dans son ensemble, s'est constitué en lieu de culte. On comprend que pour des raisons sans doute pratiques d'accessibilité, le pèlerinage se soit focalisé sur l'église de St Dona le Bas qui, elle, nous est parvenu dans toute sa splendeur.

4 – L'église de Saint Donat le Bas

- Monument extérieur

   

La première vision se l'église vue de l'extérieur, c'est l'émergence d'un édifice qui se présente dans sa simplicité et son austérité. L'ampleur et la hauteur de sa masse tout comme la puissance des volumes et l'utilisation de simples moellons rustiques pourraient n'en faire qu'un coffre rigide, une grange comme la tour de Porchères , par exemple. Mais nous sommes bien devant une église avec une abside et deux absidioles sur un plan semi-ciculaire. Et cette église présente un intérêt remarquable, son aspect un peu archaïsant ne nous a pas trompé. Nous sommes en présence d'une des plus anciennes églises de Haute Provence (et de Provence), un témoin architectural du premier âge du roman provençal mais aussi de l'art roman alpin. En effet de nombreux maçons et carriers venant de Ligurie, du Piémont ou de Lombardie ont travaillé ici. Le mur nord recevant le Mistral n'est percé d'aucune ouverture sans non plus de contreforts.

Au sud, par contre, on découvre cinq baies étroites ébrasées vers l'intérieur (l'une d'elle est, aujourd'hui, rattrapée par le lierre). Cette élévation est percée de nombreux trous de boulins laissés par les échafaudages. Les pierres sont celles du pays, surtout du calcaire et du grès. Au dessus de l'entrée principale le tympan est maçonné et dispose en hauteur d'une baie géminée lovée sous un arc de décharge. Les bras du transept sont peu saillants. Laissons une analyse architecturale plus poussée aux spécialistes Il faut retenir la simplicité des édifices religieux qui se caractérisent par l'équilibre de leurs masses et de leurs proportions. L'architecture met en avant la pierre avec laquelle il s'établit une liaison intime.

Nous sommes dans un monde rupestre qui prolonge le choix des premiers chrétiens de simples grottes jusqu'aux monuments qui naîtrons (exemple Carluc ). Marque d'architecture mais surtout marque de civilisation.

- Monument intérieur

Si l'extérieur du monument répond aux canons des édifices romans, l'intérieur est d'une architecture beaucoup plus originale. En effet, on trouve en plus de la grande nef ce qu'on peut appeler deux nefs latérales ou plus exactement des mini-collatéraux, larges de 1,50 mètres (alors que la plupart des églises romanes ont une seule nef). On peut penser que ces collatéraux servirent de déambulatoire pour les fidèles ou pour les pèlerins. D'ailleurs tout au long du mur se trouve un banc de pierre permettant stationnement et repos. Cela attire notre attention sur l'importance que revêtent les pèlerinages.

Déjà à Lure, on connaît depuis l'antiquité le Chastelard de Lardiers qui recelait de nombreux objets votifs, notamment des lampes à huile. Ici à St Donat Val (ou St Donat de Montfort ou St Donat de Lure) tout montre que le lieu a attiré de nombreux pèlerins : le site est un ensemble monumental complexe avec la tombe de St Donat et des aménagements qui facilitent le culte. Mais revenons à l'architecture intérieure. La nef principale est séparée des collatéraux par de grandes arcades qui viennent tomber sur des piliers circulaires, hauts de 6 mètre . Ces piles nues et arrondies, sans ornementation, sont au nombre de huit. Ce parti pris particulier apporte une élévation originale (hauteur de la nef 12 mètres ), tout comme dépouillement et grandeur. Soulignons encore que le transept de très faible dimension a deux bras presque carrés. Le sol est couvert de grandes dalles de pierres brutes dans le sens d'une pente qui se relève nettement vers le chœur. Notons que pas loin d'ici, toujours en Haute Provence, à coté du cimetière de Volonne se trouve une église sans toit qui présente un ordonnancement général analogue notamment par la présence intérieure de piliers cylindriques.

5 – L'architecture de la foi

La Camargue a été la porte d'entrée du christianisme en Provence. C'est Marie-Jacobé et Marie-Salomé, les saintes Maries qui jouèrent ici un rôle apostolique. Mais on peut penser que si cet enseignement fut précoce, les progrès furent lents, surtout dans nos Basses Alpes montagneuses. C'est sans doute la Via Domitia qui, comme pour les armes et le commerce, a joué le rôle d'axe de pénétration dans nos régions. Puis pendant les siècles chaotiques de notre histoire des personnages (comme Donat) devinrent en créant de petits centres d'ascèse un maillon indispensable vers la renaissance de l'église. En souvenir de ces pieux personnages apparurent des lieux de pèlerinage qui vont être à l'origine d'un art chrétien méditerranéen. Il a parfois été dit que Rome est la seule ville au monde à avoir été construite sur une idée abstraite : la gloire de Dieu. Des génies comme Michel Ange ou Le Bernin y sont pour beaucoup. Mais ici, dans la solitude d'un vallon bas-alpin, l'essence de la création n'est elle pas la même ? Les maîtres d'œuvre des chapelles et des églises ont crée avec la pierre des collines des lieux de prière et de recueillement. De la taille à l'assemblage et de l'élévation aux volumes, tout semble imprégner d'un désir de sacré. N'en doutons pas : le bâtisseur du Moyen âge réalise un acte de foi.

Bibliographie  : H. P. Eydoux « Monuments méconnus », L. A. P.,1980.

Guy Barruol « Provence Romane » tome 2, Zodiaque, 1981.

Sainte Consorce

SAINTE CONSORCE A L'ESCALE

http://www.bassesalpes.fr/consorce.html

1-Contexte familial et historique

On croise parfois la même passion pour un métier au travers de plusieurs générations. Lorsque l'activité touche l'art il ya souvent une part de mystère, tellement la création semble unique et personnelle. Pourtant, on trouve dans les Basses Alpes de véritables familles d'artistes. Citons, par exemple, les Camoin ou les Martin pour la peinture et la famille du sculpteur Bottinely qui évolua pendant plusieurs générations dans le domaine de la pierre.
On parle alors de dynastie et la transmission d'un savoir est une marque de famille.
Mais si l'étonnement est là pour une famille qui offre plusieurs artistes, que penser lorsqu'on se trouve face à une famille qui présente plusieurs saints dans la tradition
chrétienne ? C'est bien une transmission mais elle est toute spirituelle : celle de la foi poussée dans sa perfection et qui demande au delà de l'éducation une implication bien personnelle .
Nous voici face à Eucher et à ses enfants .
Eucher fut évêque de Lyon pendant 14 ans  après avoir été moine de l'abbaye des Lérins et ermite dans une grotte prés du pont Mirabeau.
Ses deux fils devinrent eux aussi évêques : Véran (Véranus) à Vence et Salon (Salonius) à Genève. Ses deux filles : Tulle(Tullia) et Consorce (Consortia) sont considérées comme deux saintes chrétiennes. Nous avons d'ailleurs déjà vu que Sainte Douceline de Digne avait un frère cité comme bienheureux : Hugues.
Nos grands évêques provençaux ont eu le goût de la solitude et de la contemplation intérieure. Ils auraient pour beaucoup voulu continuer une vie monachiste, mais à cette époque les chrétiens manquent d'évêques et font tout pour amener le Père Abbé d'un monastère à remplir cette mission!
Ainsi, de même que Saint Maxime devint évêque de Riez pendant 27 ans grâce à l'obstination des chrétiens qui allèrent le chercher jusqu'en Italie, Eucher dû à sa réputation d'être tiré de sa solitude provençale pour prendre le siège épiscopal de Lyon.
Ce goût du repliement résulte aussi des circonstances historiques. Au cinquième siècle, l 'Empire romain est en pleine décadence et se trouve assailli par la poussée des barbares. Devant ces événements nous savons comment Dardanus, pourtant haut personnage dans la dignité romaine, préféra d'une certaine façon se retirer de ce fracas dans les montagnes sisteronaises et créer Théopolis, lieu de ressourcement spirituel. (Voir article La pierre écrite).
Eucher va agir sous le même ressort, ne supportant pas l'invasion barbare. Grand propriétaire terrien, il fut obligé de céder une partie de son domaine aux envahisseurs. Il préféra donc fuir la barbarie, laissant sur place son épouse Galla (enceinte et avec la garde de ses deux filles) pour se retirer avec son fils Véranus aux iles du Lérins.
Au départ d'Honnorat (le créateur du monastère),il poursuivra sa vie de solitude en se faisant ensuite ermite dans une grotte qui surplombe la Durance.
Devenu commentateur des écritures il laissera notamment deux ouvrages très évocateurs : -Eloge du désert de Lérins -Traité du mépris du monde -!
Ces premières données mettent l'accent sur un trait de caractère d'Eucher : sa dureté dans l'exécution de sa fonction de père de famille.
Nous avons vu comment il écrivit à sa fille Tullia :"Si tu ne veux pas me déplaire commence par te tondre la tête et décide de mener une vie de recluse sur nos terres prés de la Durance"(J.P Saltarelli). Elle décèdera d'ailleurs peu de temps après sa claustration et est désormais vénéré dans son village de Sainte Tulle.
Mais qu'en est-il de sa sœur : Consorce ?

2-Eléments de la vie de Sainte Consorce

---- Buste de Ste Consorce,église paroissiale de L'Escale

Consorce a sans doute fréquenté la grotte de son père, lui apportant notamment sa nourriture. Mais surtout, elle va elle aussi subir la toute puissance autoritaire de son paterfamilias!
Après la mort de sa mère et de sa sœur, elle reste seule sur le domaine familial formé de riches propriétés dans le pays d'Aigues. Elle reçue sans doute l'ordre paternel de se retirer dans un des domaines dénommé Mocton (ou Mathon vicus).
L'endroit correspond au village bas alpin de  l'Escale situé en face de Château-Arnoux, sur la rive gauche de la Durance. L'Escale fut pendant l'antiquité un port fluvial important. On voit apparaitre le nom de l'Escale (Scala) dans les registres de donations reçues par l'abbaye de saint Victor de Marseille. Il est ainsi écrit : " Pierre de Volonne...donne, de son propre alleu, aux églises de Sainte Marie et de Sainte Consorce qui sont fondées dans le lieu dit Mandannus...deux nanses dans ledit territoire ".
Le texte datant de 1061, il est donc clair que le culte de Sainte Consorce est déjà bien établi à cette date, une église lui étant dédiée!
C'est que ici Consorce n'est pas resté inactive. Elle va aspirer,comme sa soeur, à la sainteté en se consacrant à Dieu et se dévouant pour les pauvres. Elle fonda un hospice (hospilaletum) pour les voyageurs et une église dédiée à Saint Etienne.
Selon Urbain de ViIlevielle, elle mourut à un âge avancé. Elle fut alors inhumée dans un sarcophage percé d'un trou permettant aux fidèles de toucher les reliques.
On peut penser que sa réputation de sainteté était bien établie car ses restes furent transportés à l'abbaye de Cluny ou sa dévotion fut très marquée.
Selon certains les bénédictins de Cluny auraient donné le nom de la sainte à un village prés de Lyon : Sainte Consorce.
Selon d'autres le nom du village viendrait de l'ancienne communauté du temple (Sanctum-Consortium). A cet égard, signalons aujourd'hui ,en Andorre, une chapelle portant le nom de Santa-Consortia.
En Haute Provence, à l'Escale, l'église devenue chapelle Sainte Consorce a été entièrement détruite en 1962 pour agrandir la rue .
Des cartes postales anciennes permettent d'en conserver le souvenir.
L'église paroissiale actuelle - Notre dame de Mandannois-(reconstruite en 1610,restaurée au 19ème siècle) conserve deux vestiges de l'ancienne chapelle Sainte Consorse:
- un linteau sculpté représentant deux pigeons buvant au calice,encastré à proximité de la niche abritant une statue récente et réussie de Sainte Consorce (1970)
-un ancien autel.

------Nous avons aussi la chance de pouvoir admirer une belle statue de Sainte Consorce à Aix-en-provence, au musée d'Arbaud. Vers le milieu du 15ème siècle, elle avait
été offerte par le parlement d'Aix pour fêter la fin de la peste qui ravagea la ville !(elle tient également ce rôle de thaumaturge anti-pesteuse à  Cucuron, dans le Vaucluse).
La statue est en bois polychrome, haute de 90cm. La sainte, vêtue d'un beau manteau rouge à bord doré tient un gros chapelet et un porte-cierge. Elle est fine et élégante.

----Statue de Ste Consorce du 15ème siècle, musée d'Arbaud, Aix-en-Provence.

  La réplique de cette statue se trouve d'ailleurs dans la chapelle Sainte Consorce, à Jouques. Cette chapelle isolée dans un massif typiquement provencal est dédiée à notre
sainte et donne toujours lieu à un pélerinage le lundi de le Pentecôte.
La présence de Sainte Consorse qui vécue au Vème siècle, en divers lieux de notre région (L'Escale, Jouques,Cucuron) montre bien que son souvenir est vivace!
Il en est souvent ainsi pour les saintes locales,pourtant méconnues.
Mais les habitants ont gardé dans leur mémoire collective une certaine image de la femme présente dans le sacré et qui nous offre le plus souvent l'exemple d'une chrétienne éprise de compassion et de vertus.