Une église, deux poumons

orient occidentBien souvent, pour trouver le Christ, le chrétien d’Occident doit batailler comme un saumon qui remonte le torrent. Il a dû nager à contre-courant, dans une société qui a proclamé la mort de Dieu et qui prêche un bonheur consumériste ; se dépouiller de ses nombreuses appartenances idéologiques et mondaines, faire face au doute intérieur et au soupçon de ses compatriotes.

Quand il regarde son frère d’Orient, il découvre un chrétien qui, par la force des choses, ne peut pas s’envisager autrement que chrétien, qui a la foi dans la peau, qui croit comme il respire, sans se poser les mêmes questions théologiques, sans offrir la même prise au doute, mais qui doit batailler en aval s’il veut simplement pratiquer son culte.

La rencontre, quand on veut bien la vivre, est saisissante. Et riche des deux côtés, beaucoup plus qu’on ne le croit du fond de nos cercles de croyants installés.
...

Famille Chrétienne n°2144 éditorial

Catholiques en débat : faut-il accueillir ou non les migrants ?

Choisir son pauvre ?

À l’irénisme des uns, qui sous-estiment le poids réel d’un accueil authentique pour que la rencontre puisse avoir lieu, répond chez les autres la vision malthusienne de la charité qui met les pauvres en concurrence : le clochard du coin, avant l’Érythréen de là-bas... « Que faisaient ceux qui se préoccupent soudain des SDF en bas de chez eux ? », s’interroge Mgr de Sinety. S’occupaient-ils de lui ? Comment accepter que des femmes violées pendant la traversée qui arrivent en France enceintes ne rencontrent que le Planning familial qui va leur proposer l’IVG ? Est-ce qu’on imagine ce que ce genre de propositions suscite ailleurs que chez nous ?
On ne peut pas se contenter de se dire “tant pis”. » 

ARTICLE  de FAMILLE CHRETIENNE | 06/12/2018 | Numéro 2134 | Par Clotilde Hamon, à Lyon

Lettre à un ami prêtre - une réponse

Le SOS d'un prêtre
Famille Chrétienne n° 2134 du 8 dec 2018

«Maître, nous sommes perdus ; cela ne Te fait rien ?» (Me 4, 38). J'ai du mal à comprendre ce qui m'arrive. Je traverse depuis quelques semaines une période de mélancolie et de remise en cause profonde. Non pas dans mon sacerdoce, ni dans le choix que j'ai fait au Christ en Lui offrant mon cœur et mon corps... Je suis prêtre et je veux rester prêtre. Je suis heureux dans ma vie de prêtre, mais je perçois autour de moi tellement de superficialité et d'indifférence que je me demande souvent ce que je fais là. À quoi bon vouloir donner à manger a des gens qui n'ont pas faim ? ! Tout m'agace et m'exaspère, je n'ai plus envie de sortir, de prendre d'initiatives. |e suis dans une profonde lassitude. La moindre contrariété, si insignifiante soit-elle, m’apparait un poids très lourd à supporter. Et ceux qui demandent à manger prennent le foie gras que je leur propose et mangent ça comme un vulgaire pâté premier prix. quand ils n'en jettent pas la moitié à la poubelle. C'est cette indifférence à Jésus, cette manière de s'intéresser à Lui de manière si légère et convenue, de manière utilitaire, qui me révolte et me mine:

«Quand j'en ai besoin, comme j'en ai besoin. »
"Oui, je veux bien croire, je veux bien vivre des choses, pourvu que ça m'apporte quelque chose. »

je lisais dans la presse ce témoignage d'un prêtre:

« je célèbre des baptêmes et des mariages, et je n'en retire aucune joie... » Je ressens intensément ce vide sans joie spirituelle profonde. Ça devient grave et trop lourd à porter. J'agis souvent contre ma conscience, en trouvant des excuses fallacieuses à la médiocrité ambiante et aux demandes sacramentelles sans foi, autant qu'on puisse le dire.

En pensant ainsi, en ayant ces déceptions pastorales, j'ai en plus le sentiment d'être trop exigeant et de rechercher une «Église de purs» fermée aux pécheurs et aux petits, aux gens qui se mettent en route.

et puis, ma paroisse et ses défis. C'est enthousiasmant, avec plein de défis à relever C'est chouette et, en même temps, ça me fait peur sans doute. Le chantier est tellement immense, les taches tellement diverses. Par quel bout commencer ? Tous les plans pastoraux, toutes les initiatives missionnaires semblent si dérisoires face à une société qui broie du catho, qui discrédite le christianisme... c'est désolant.

Pourtant, la graine semée germera, il faut y croire... Il faut ? Quelles sont les personnes qui comptent pour moi ? Quelles sont [celles] pour qui je compte ? Et pour qui puis-je dire que je compte vraiment ? [...] J'ai le sentiment d'être un bon plan «psy gratuit». Un GPP (gentil petit prêtre) que l'on oublie vite quand on a plus besoin de lui, accueillant et plutôt bienveillant, pas trop chiant, quoi que... J'ai souvent ce sentiment de solitude, pas une solitude physique ou affective, même si elle existe, mais une solitude sacerdotale beaucoup plus cruelle dans ce monde qui a mis Dieu au placard. Cette solitude: le sentiment d'avoir donné sa vie au Christ pour rien... A force de donner, je me sens usé, même si je garde encore la joie de donner sans attendre de retour, je sens en moi comme une partie de rnoi qui s'étouffe, qui s'essouffle et qui se laisse gagner par le découragement. Depuis peu, je n'ai plus envie de faire les tâches qui m'incombent. Je remets beaucoup à demain. Parmi ces personnes autour de moi qui me sont parfois les plus proches, certaines ne partagent pas ma foi: je les trouve souvent tellement plus humaines que certains croyants convaincus [...]. le ne sais plus où trop j'en suis… )'ai besoin sans doute de redonner du sens à chaque chose, à trouver en moi ou en Lui ce qui me permettra de comprendre que ce qui est plus important, ce n'est pas ce que je fais ou ne fais pas, le nombre de personnes rencontrées, mais ce que je suis, ce que j'essaie d'être pour Lui, pour eux, gratuitement, pauvrement... Et ça devient urgent de faire une mise à jour.

Un curé de campagne, encore jeune, encore prêt à se donner Ici ou ailleurs.

Le sacrement de l'ordre est un don qui transcende l'homme

Le mot du Père Martin

Publié dans le Bulletin de l'AED - Janvier 2019

Chers amis,

Le thème central du Synode des évêques sur la jeunesse était la question de la vocation. Les pères synodaux ont souligné que chacun était appelé par Dieu. En fait, notre vocation à tous est d'appartenir au Christ par le baptême, d'être façon nés par le sceau de l'Esprit Saint dans la confirmation, de faire corps avec lui dans la Sainte Eucharistie. Le mystère de la vocation sacerdotale est étroitement lié à l'administration des sacrements. Mais le sacrement de l'ordre est un don qui transcende l'homme. C'est une élection à laquelle on prend part de façon imméritée. Dieu choisit qui il veut. Il s'agit souvent d'hommes qui ne sont pas à la hauteur d'un tel appel. Chaque vocation sacerdotale est donc une merveilleuse histoire à travers laquelle se profilent déjà les miracles ultérieurs que Dieu veut réaliser à travers le prêtre. L'une de ces nombreuses histoires nous a été racontée par Fernando. C'était au séminaire de Montevideo, en Uruguay. Le pays est complètement sécularisé, un gouvernement maçonnique a banni la religion de la vie publique depuis des décennies. Une vocation religieuse y est un vrai miracle. Fernando, 21 ans, se prépare depuis quatre ans à son ordination sacerdotale.

Son histoire a commencé un jour ordinaire.
«J'étais à l'école quand est arrivée la terrible nouvelle de la mort de notre curé, mortellement blessé dans un accident de voiture. Il était très proche de notre famille. ]e ne pouvais pas le croire, mais quand je suis rentré à la maison, beaucoup de gens affluaient déjà à l'église où le corps du Père William avait été déposé pour un dernier adieu, l'y suis allé avec ma mère. Dans l'église, je n'ai vu que des gens consternés, abasourdis et perplexes, et sur leurs visages, la question -. Pourquoi lui, pourquoi justement ce prêtre de 57 ans ? Moi aussi, j'étais perdu. Et en même temps, j'ai senti monter en moi une question qui s'est répétée encore et encore : que puis-je faire pour ces gens ?]'ai senti que je devais sortir de moi-même. J'ai levé les yeux vers une grande image du Sacré-Cœur de Jésus, et me suis tourné vers mon propre cœur : Seigneur, que veux-tu que je fasse ? Puis j'ai incliné mon regard et j'ai vu le cercueil du Père William. C'était la réponse : être prêtre. Alors, l'avenir que je m'étais échafaudé s'est effondré et un autre échafaudage s'est élevé à sa place, sans que j'aie à y ajouter la moindre brique. Beaucoup d'autres signes de la miséricorde de Dieu ont suivi, jusqu'à ce que je dise finalement oui à l'appel de Dieu ».

Chers amis, le Père Werenfried disait souvent dans ses sermons qu'il renoncerait volontiers à l'intégralité d'une quête s'il y avait dans l'église un jeune homme disposé à mettre sa vie au service du Seigneur. Aujourd'hui, beaucoup de jeunes écoutent l'appel du Seigneur et ont besoin de vos dons.
Pour la plupart, ils sont pauvres et n'ont pas les moyens de payer leurs études ni leur formation. Plus tard, cependant, ils partageront ce qu'ils auront reçu du Seigneur et feront des miracles en son nom.

Père  Martin BARTA
AED - Assistant ecclésiastique international

Jésus, rejeton rejeté

NoelCHRONIQUE de Famille Chrétienne | En toute bonne foi | 03/12/2018 | Numéro 2134 | Par Juliette Levivier

On imagine aisément avec quel soin, quel amour, quel respect Marie prépara le trousseau de Jésus, et Joseph son berceau. Mais la Providence, dans sa sagesse (qui nous échappe parfois un peu), en décida autrement. Celui qui devait être accueilli dans la douceur d’un foyer paisible de Galilée vit le jour dans une étable obscure de Judée. En lieu et place du joli berceau, resté vide à Nazareth, une mangeoire (Lc 2, 6-7) !

Difficile de croire qu’en Orient, où l’hospitalité est un devoir sacré, on ait refusé d’accueillir une jeune femme sur le point d’accoucher.

“Le déclin du courage” d’Alexandre Soljénitsyne : le discours de Harvard

19 décembre 2014

Le déclin du courage - Alexandre Soljénitsyne discours de Harvard

C’est seulement la deuxième réédition de ce célèbre discours, depuis qu’il fut prononcé devant les étudiants américains de Harvard, à la séance solennelle finale du 8 juin 1978. Les Belles Lettres l’ont assorti d’une préface, signée par celui qui fut son éditeur, son agent et son ami, pendant 35 ans, Claude Durand – longtemps directeur de la maison Fayard, il a lui-même raconté en 2011 le récit tumultueux de la publication de l’œuvre de l’écrivain dans Agent de Soljénitsyne. Une œuvre qui défie le temps et la mode, en opposant, dans Le déclin du courage, à la violence du système soviétique, l’écœurement matérialiste et le vide spirituel de la société occidentale… Soljénitsyne dit son désarroi et défait les œillères.

Lettre à un ami prêtre - d'autres réponses

ARTICLE Famille Chrétienne | 03/01/2019 | Numéro 2138

MAGAZINE – Vous avez été nombreux à nous écrire, après notre « Lettre à un ami prêtre », témoignant ainsi de votre soutien pour ces pasteurs. Voici plusieurs extraits de vos courriers.

Articles précédents :

http://les4rives.fr/fr/journal/nous-avons-lu-pour-vous/1855-lettre-a-un-ami-pretre
http://les4rives.fr/fr/journal/nous-avons-lu-pour-vous/1859-lettre-a-un-ami-pretre-une-reponse


« On prie pour vous »

▷ Sans vous, pas de présence réelle. Sans vous, pas de Christ « en chair et en os » pour nous aider à progresser. Sans vous, pas de pardon des fautes, pas de grâces pour se relever. Sans vous, pas de mariage, et que de grâces aussi dans ce si beau sacre­ment, image de l’alliance entre le Christ et son Église. Merci de votre don radical qui me per­met de me donner chaque jour en tant que femme, épouse et mère.

Je prie pour vous et fais prier ma famille : persévérez dans votre si magnifique sacerdoce, continuez à être des « alter Christi », on en a tant besoin, nous fidèles du peule de Dieu. Anne-Sophie (mère de famille nombreuse)

▷ Bonjour mon Père et mon frère, voici une petite lettre qui, je l’es­père pourra vous soutenir dans vos épreuves. C’est sûr qu’il est difficile dans notre société d’être catholique, encore plus quand on est un prêtre ! Je suis de tout cœur avec vous dans vos épreuves, épreuves qui peuvent amener beaucoup de grâces, je le crois.

De la même façon que Jésus a offert toutes les insultes et tous les crachats, nous aussi, à sa suite, disons : « Seigneur, non pas ma volonté mais ta volonté ! » Comme le Christ, acceptons de donner nos vies pour nos amis, et même pour ceux qui se disent nos ennemis, car c’est eux qui ont sûrement le plus besoin de grâces. Donnons l’amour contre la haine, afin que tous puissent voir la véritable lumière.

Je prierai pour vous et pour votre engagement et je vous dis merci. Merci pour tout ce que vous ferez pour les autres, merci de faire vivre l’amour de Dieu dans ce monde. Raphaël (23 ans)

▷ Mes chers prêtres et mes chers frères, merci à vous d’avoir eu le courage de répondre à l’appel de Dieu, d’avoir dit oui à votre vocation. Merci d’être là pour tous les chrétiens, de soutenir notre foi. Sans vous, nous ne pourrions pas vivre notre foi, ni suivre le Christ. Continuez de résister aux épreuves qui vous sont soumises, et ainsi soyez comme Jésus. Continuez de montrer l’exemple et de nous guider vers la sainteté. Jacinthe (17 ans)

▷ Merci d’être là. On prie pour vous. Gabriel (12 ans)

▷ Cher ami prêtre, je vous soutiens dans mes prières. Bon courage. Et merci d’être là. Sernin (13 ans)


« Merci pour le don de ta vie »

▷ Cher ami prêtre, les sacrements que nous recevons au long de notre existence, que seraient-ils sans ta vocation consacrée ? Un rêve sans plus, une « virtualité potentielle » de plus au royaume des songes. Merci, oui vraiment merci d’accepter d’être l’in­termé­diaire dispensateur de ces dons sacrés […].

Que serait notre foi sans tes homélies renouvelant chaque dimanche les messages de l’Évangile ? Une vague d’incons­tance, un vague à l’âme, un sentiment de sables mouvants perpétuels… Rien de très solide en somme.

L’espérance du royaume des Cieux, que serait-elle sans l’exemple quotidien de ta vie consacrée dans le célibat, de ton désintéressement du superflu, de ta vie simple partagée pour les paroissiens ? Un but lointain, paraissant inatteignable. Une nostalgie impossible d’un paradis perdu, trop distant de nos villes modernes où règne l’appétit des biens de ce monde […]. Pour toutes ces raisons et pour mille autres encore, merci pour le don de ta vie. À la suite de Marie, du pape, de l’Église, tu as donné à ta vie le sens ultime et sacré, que peine à comprendre notre monde trop parfait, trop scientifique […]. Antoine


« Un ami véritable »

▷ Tout au long de ma vie, les circonstances, ou mieux les attentions de la Providence, m’ont donné de rencontrer bien des prêtres. Certains m’ont profondément marqué, et je reste très attaché à leurs personnes, si différentes les unes des autres et, au fond, tellement complémentaires. Où en serais-je, où en serions-nous, ma femme et notre famille, sans leur paternité spirituelle, mais aussi, tout simplement, humaine ? […] Comment oublier l’abbé qui nous a si bien préparés au mariage, l’a célébré et qui a accompagné un certain temps notre famille toute neuve ? Avec lui, j’ai découvert la joie de considérer le prêtre comme un véritable ami, avec lequel on peut partager en toute liberté […]. Tout prêtre est mon frère en huma­nité, au milieu des joies et des tristesses, des certitudes et des doutes, qui sont notre lot commun. Il n’est donc pas juste de le mettre sur un piédestal ou de le confiner dans un monde qui ne serait pas le nôtre. Il est notre semblable, au milieu de nous et pour nous.

Pourtant, comment ne pas reconnaître qu’il est un peu le « Tout Autre » ? Celui qui a répondu à un appel spécifique : être dans le monde le témoin agissant de la présence et de l’amour du Seigneur. Un immense merci à tous les prêtres qui m’ont encouragé, relevé, nourri, à travers les sacrements, en particulier ceux de l’eucharistie et de la réconciliation. Ils sont alors, pour chacun de nous, dans la foi, le Christ Lui-même. Grâce à leur témoignage et à leur ministère, mon cœur reste orienté, cahin-caha, vers l’essentiel : Dieu et le prochain. Hubert

▷ Très chers curés, je voulais vous dire que je vous aime. Qui est le premier ami, si ce n’est vous ? Il me suffit de vous écouter prêcher l’amour, la charité, le don de soi, l’exemplarité. […] Vous qui m’avez appris à essayer de devenir un homme juste et sage, je viens vous dire merci du fond de mon cœur et du fond de mon âme. J’aimerais que mes prières montent au Ciel pour vous […]. Recevez toute la reconnaissance et le soutien d’un pauvre pécheur. Olivier


« Vous êtes unique »

▷ Cher Père, […] vous êtes pour nous, et pour tous les autres membres de notre paroisse aux plusieurs clochers qui n’osent pas prendre la parole, la per­sonne, après le Christ, qui compte le plus dans notre vie (avec nos conjoints et enfants !).

Oui, vous êtes parfois blessé par tel ou tel propos entendu dans les médias. Je comprends que cela vous touche, et il est vrai que certains de vos prédécesseurs ou frères dans le Christ ont pu pécher, car ce sont aussi des hommes. Mais dans ce quotidien où vous nous apportez la Parole divine, où vous la méditez, l’expli­quez et la mettez en pratique, où vous consacrez l’hostie et nous donnez Jésus à aimer et à contempler, dans ce quotidien-là, vous êtes unique et irremplaçable. La profondeur avec laquelle vous ado­­rez Jésus au tabernacle nous semble le témoignage le plus haut que vous donnez de votre sacerdoce. Cette évidence nous aide dans notre foi. C’est pourquoi notre gratitude est immense […].

Merci de poursuivre cet apostolat quotidien malgré les difficultés matérielles, les chapelles pas chauffées et dont les toits ou les vitraux méritent des travaux, votre troupeau souvent difficile à mener, car trop souvent dans l’horizontalité alors que vous l’espérez dans la verticalité de la transcendance.

Pardon de ne pas savoir vous accueillir plus souvent chez nous, dans nos familles (ou à la crêperie du coin), de ne pas avoir réussi à vous aider davantage dans cet autre quotidien pratique qui prend du temps alors que vous courrez déjà. Merci pour ce que vous êtes, ce que vous apportez aux autres. Gardez cette foi et ce courage avérés qui vous caractérisent. Nous sommes avec vous aussi par cette prière : « Seigneur, donnez-nous de saints prêtres. » Un abonné


« Gardez cette joie »

▷ Père, s’il ne fallait écrire qu’un mot sur la page blanche ce serait : merci. Merci, parce que vous savez écouter et conseiller sans « faire la morale » ni juger. Merci, parce que vous soutenez avec bienveillance celui qui doute et cherche. Merci, parce que vous accueillez et bénissez le pécheur qui ne peut communier ; « homme de l’eucharistie », vous mettez tout en œuvre, avec force et conviction, pour nous rendre sensibles à ce grand mystère. Merci, parce que, malgré les soucis et les difficultés, vous gardez ce brin d’humour qui permet de tirer « quelque bonheur de cette vie et d’en faire profiter les autres ».

« Être prêtre : une joie ! », écriviez-vous en mai 2017. Puissent le Seigneur et Marie vous aider à garder cette joie et à en vivre. Bernadette


« Que l’Esprit vive en nous »

▷ Chers hommes de Dieu, en ces temps si douloureux que vit notre Mère l’Église, vous en êtes les premiers touchés. Nous voulons aujourd’hui vous redire notre amour, notre confiance, notre amitié, nos encouragements et nos prières. Nous prions avec nos sept garçons, dans les mains de la Douce Vierge du Sacerdoce et par l’intercession de saint Jean Marie Vianney, afin que vous soyez toujours plus configurés au Christ, qui a donné sa vie par amour pour nous […].

Merci d’avoir béni le sacrement de mariage que nous nous sommes donnés et qui vit plus que jamais aujourd’hui. Merci d’avoir baptisé nos enfants au nom du Père, de son Fils Jésus-Christ et de l’Esprit de Dieu […]. Merci de faire le lien entre le Ciel et la Terre. Merci de vous offrir pour nous et de nous offrir au Père. Merci de votre disponibilité, trésor de votre célibat. Merci de tout ce que vous nous avez fait découvrir de notre Père des Cieux. Merci pour tout ce que vous avez semé dans le cœur de chacun de nos enfants […]. Nous prions particu­lièrement pour vous, pour votre sanctification dans ce ministère divin que vous avez choisi. Que l’Esprit de force vive en vous chaque jour. L. et M


« Merci pour le prêtre que tu es »

▷ Cher petit frère dans le Christ, aujourd’hui, nous t’écrivons pour te dire merci !

Merci pour ta vie consacrée, pour ta vie donnée depuis déjà tant d’années au service du Christ et de son Église ! Merci pour ta force et ton calme, indispensables à ton ministère, tes différents charismes, et ils sont nombreux, ton dévouement au sein des paroisses dans lesquelles tu as servi ou sers encore.

Merci aussi pour tes faiblesses, tes défauts, qui nous permettent de ne pas te mettre sur un piédestal et nous rappellent que c’est au travers de nos creux, nos manques qui ne sont pas comblés que Dieu peut agir dans nos vies. et nous mener vers un chemin de sainteté […].

Merci pour l’humilité avec laquelle tu acceptes certaines remarques. Merci pour ta volonté sans cesse de t’en corri­ger. Merci pour ton regard vers les plus pauvres, les plus petits. Merci pour ta volonté de demeurer toi-même humble et petit. Merci pour ta présence joyeuse au sein de notre famille, pour l’attention particulière que tu as envers chacun d’entre nous. Merci pour ton sens de l’écoute, ta discrétion et ton soutien à travers les aléas de notre vie. Merci pour ta prière qui nous accompagne sur notre route. Merci pour ta confiance lorsque tu nous fais part de tes préoccupations, que tu nous partages tes soucis pastoraux, que tu nous livres humblement tes combats les plus profonds.

Merci pour les débats animés qui nous permettent de nous remettre en question, d’avancer ensemble sur le chemin de la foi. Merci pour nos échanges parfois houleux, nos pardons échangés […]. Merci pour le prêtre que tu es ! Famille C.

Lettre à un ami prêtre

Edito de Antoine - Marie IZOARD
Directeur de la rédaction
Famille Chrétienne n° 2132 du 24 novembre 2018

lettre a un ami pretreCher ami,

je prends la plume car je sais à quel point toi, et tant de tes confrères, pouvez souffrir en ce moment, l'ai appris que tu étais raillé ou insulté dans la rue par la faute humainement impardonnable de quelques-uns. J'ai entendu aussi que ta singulière vocation pouvait être remise en question à l'intérieur même de l'Église.

L'enfance du Christ dans l'art

Ecrit par Marie Gabrielle Leblanc

enfance du Christ dans artIl est déjà en pré-vente en ligne depuis plusieurs mois sur amazon, Fnac et Cultura (si vous vivez loin d’une librairie). Peut être commandé sur le site des éditions Téqui.
Voici la photo de la couverture. Vous pouvez l’offrir comme cadeau de Noël.
25 €, 235 pages, 100 œuvres commentées, peinture et sculpture, du Ve au XXIe siècle, Orient et Occident. Destiné à un large public, a été écrit pour intéresser aussi bien les amateurs d’art que les personnes de bonne volonté désireuses de découvrir et comprendre. C’est une combinaison raisonnée d’œuvres célèbres, d’œuvres connues seulement des amateurs, et enfin de vraies découvertes au gré de vingt ans de reportages.

Les Mées

Saint-Auban

Malijai

Volonne

Peyruis

L'Escale

Dabisse

Montfort

Lurs

Sourribes