« Pour témoigner : développez vos talents artistiques ! »

Théâtre, spectacle d’humour, musique, BD, films… Les chrétiens doivent réinvestir le champ de la culture ! Tel est le cri du coeur de Bertrand Lethu

Extrait de la revue Etoile Notre-Dame n° 285 mai 2019

Bertrand Lethu, romancier et auteur de guides d’éveil à la foi, participait début avril au Printemps du Livre de Montaigu.

Bertrand, pourquoi la culture est elle si importante pour l’évangélisation ?

Nous sommes dans une société du divertissement : les gens participent à des concerts, à des spectacles, vont dans des parcs de loisirs ou au cinéma, lisent des BD et des policiers, regardent la télé et surfent des heures sur Internet. Nous savons que la culture influence considérablement les modes de vie, les valeurs personnelles, les croyances. Il est essentiel que les chrétiens soient les hérauts d’une culture constructive, positive, lumineuse, empreinte d’espérance, de joie et de foi !

Pastorale pour les hommes

« Abbé mousses papas » : la pastorale de la bière

ARTICLE | 18/02/2019 | Numéro 2145 | Par Benjamin Coste


Moment convivial à la paroisse

L'abbé Raphaël Cournault a instauré, pour les hommes, « Abbés mousses papas », un moment convivial à la paroisse autour d'une bière.

 ©HIC STUDIO LA ROCHETTE

MAGAZINE – « Abbés mousses papas » offre aux hommes un temps fraternel et accueille les plus éloignés de l’Église.

« Un apéro rend l’Église accessible. » C’est le constat de l’abbé Raphaël Cournault, prêtre du diocèse de Paris prêté à une paroisse de Melun depuis un an et demi. S’inspirant d’une proposition de Saint-Ferdinand-des-Ternes (Paris 17e), le vicaire de 32 ans a souhaité offrir un espace de convivialité aux hommes de sa paroisse. Nom de code : « Abbé mousses papas » (détournement facétieux et bien vu du fameux «Habemus papam»).

Chaque mois, les hommes de la paroisse sont invités à suivre un programme pensé pour eux : une heure de convivialité autour d’un verre de bière (d’abbayes, évidemment !), quarante-cinq minutes d’un enseignement accessible à tous et aux implications concrètes, avant de finir par un court temps de prière. « Dans toutes les paroisses où je suis passé, j’ai constaté que souvent les hommes allaient gentiment à la messe le dimanche, mais pas plus, explique l’abbé Cournault. En se retrouvant à Abbés mousses papas, ils construisent une vraie fraternité entre eux, un vrai plus spirituel pour la paroisse. »

La convivialité vécue dans ces soirées est le principal ressort missionnaire de cette proposition à destination des hommes. « C’est beaucoup plus facile d’inviter son voisin, son collègue de travail ou son opticien à boire un verre que de venir à la messe », précise le prêtre, évoquant la transformation missionnaire de certains pères qui osent désormais inviter des amis peu familiers de l’Église. Comme les futurs mariés, bien souvent déjà pères, qui trouvent aisément leur place dans cette fraternité chrétienne masculine.

Benjamin Coste

Lettre à un ami prêtre - d'autres réponses

ARTICLE Famille Chrétienne | 03/01/2019 | Numéro 2138

MAGAZINE – Vous avez été nombreux à nous écrire, après notre « Lettre à un ami prêtre », témoignant ainsi de votre soutien pour ces pasteurs. Voici plusieurs extraits de vos courriers.

Articles précédents :

http://les4rives.fr/fr/journal/nous-avons-lu-pour-vous/1855-lettre-a-un-ami-pretre
http://les4rives.fr/fr/journal/nous-avons-lu-pour-vous/1859-lettre-a-un-ami-pretre-une-reponse


« On prie pour vous »

▷ Sans vous, pas de présence réelle. Sans vous, pas de Christ « en chair et en os » pour nous aider à progresser. Sans vous, pas de pardon des fautes, pas de grâces pour se relever. Sans vous, pas de mariage, et que de grâces aussi dans ce si beau sacre­ment, image de l’alliance entre le Christ et son Église. Merci de votre don radical qui me per­met de me donner chaque jour en tant que femme, épouse et mère.

Je prie pour vous et fais prier ma famille : persévérez dans votre si magnifique sacerdoce, continuez à être des « alter Christi », on en a tant besoin, nous fidèles du peule de Dieu. Anne-Sophie (mère de famille nombreuse)

▷ Bonjour mon Père et mon frère, voici une petite lettre qui, je l’es­père pourra vous soutenir dans vos épreuves. C’est sûr qu’il est difficile dans notre société d’être catholique, encore plus quand on est un prêtre ! Je suis de tout cœur avec vous dans vos épreuves, épreuves qui peuvent amener beaucoup de grâces, je le crois.

De la même façon que Jésus a offert toutes les insultes et tous les crachats, nous aussi, à sa suite, disons : « Seigneur, non pas ma volonté mais ta volonté ! » Comme le Christ, acceptons de donner nos vies pour nos amis, et même pour ceux qui se disent nos ennemis, car c’est eux qui ont sûrement le plus besoin de grâces. Donnons l’amour contre la haine, afin que tous puissent voir la véritable lumière.

Je prierai pour vous et pour votre engagement et je vous dis merci. Merci pour tout ce que vous ferez pour les autres, merci de faire vivre l’amour de Dieu dans ce monde. Raphaël (23 ans)

▷ Mes chers prêtres et mes chers frères, merci à vous d’avoir eu le courage de répondre à l’appel de Dieu, d’avoir dit oui à votre vocation. Merci d’être là pour tous les chrétiens, de soutenir notre foi. Sans vous, nous ne pourrions pas vivre notre foi, ni suivre le Christ. Continuez de résister aux épreuves qui vous sont soumises, et ainsi soyez comme Jésus. Continuez de montrer l’exemple et de nous guider vers la sainteté. Jacinthe (17 ans)

▷ Merci d’être là. On prie pour vous. Gabriel (12 ans)

▷ Cher ami prêtre, je vous soutiens dans mes prières. Bon courage. Et merci d’être là. Sernin (13 ans)


« Merci pour le don de ta vie »

▷ Cher ami prêtre, les sacrements que nous recevons au long de notre existence, que seraient-ils sans ta vocation consacrée ? Un rêve sans plus, une « virtualité potentielle » de plus au royaume des songes. Merci, oui vraiment merci d’accepter d’être l’in­termé­diaire dispensateur de ces dons sacrés […].

Que serait notre foi sans tes homélies renouvelant chaque dimanche les messages de l’Évangile ? Une vague d’incons­tance, un vague à l’âme, un sentiment de sables mouvants perpétuels… Rien de très solide en somme.

L’espérance du royaume des Cieux, que serait-elle sans l’exemple quotidien de ta vie consacrée dans le célibat, de ton désintéressement du superflu, de ta vie simple partagée pour les paroissiens ? Un but lointain, paraissant inatteignable. Une nostalgie impossible d’un paradis perdu, trop distant de nos villes modernes où règne l’appétit des biens de ce monde […]. Pour toutes ces raisons et pour mille autres encore, merci pour le don de ta vie. À la suite de Marie, du pape, de l’Église, tu as donné à ta vie le sens ultime et sacré, que peine à comprendre notre monde trop parfait, trop scientifique […]. Antoine


« Un ami véritable »

▷ Tout au long de ma vie, les circonstances, ou mieux les attentions de la Providence, m’ont donné de rencontrer bien des prêtres. Certains m’ont profondément marqué, et je reste très attaché à leurs personnes, si différentes les unes des autres et, au fond, tellement complémentaires. Où en serais-je, où en serions-nous, ma femme et notre famille, sans leur paternité spirituelle, mais aussi, tout simplement, humaine ? […] Comment oublier l’abbé qui nous a si bien préparés au mariage, l’a célébré et qui a accompagné un certain temps notre famille toute neuve ? Avec lui, j’ai découvert la joie de considérer le prêtre comme un véritable ami, avec lequel on peut partager en toute liberté […]. Tout prêtre est mon frère en huma­nité, au milieu des joies et des tristesses, des certitudes et des doutes, qui sont notre lot commun. Il n’est donc pas juste de le mettre sur un piédestal ou de le confiner dans un monde qui ne serait pas le nôtre. Il est notre semblable, au milieu de nous et pour nous.

Pourtant, comment ne pas reconnaître qu’il est un peu le « Tout Autre » ? Celui qui a répondu à un appel spécifique : être dans le monde le témoin agissant de la présence et de l’amour du Seigneur. Un immense merci à tous les prêtres qui m’ont encouragé, relevé, nourri, à travers les sacrements, en particulier ceux de l’eucharistie et de la réconciliation. Ils sont alors, pour chacun de nous, dans la foi, le Christ Lui-même. Grâce à leur témoignage et à leur ministère, mon cœur reste orienté, cahin-caha, vers l’essentiel : Dieu et le prochain. Hubert

▷ Très chers curés, je voulais vous dire que je vous aime. Qui est le premier ami, si ce n’est vous ? Il me suffit de vous écouter prêcher l’amour, la charité, le don de soi, l’exemplarité. […] Vous qui m’avez appris à essayer de devenir un homme juste et sage, je viens vous dire merci du fond de mon cœur et du fond de mon âme. J’aimerais que mes prières montent au Ciel pour vous […]. Recevez toute la reconnaissance et le soutien d’un pauvre pécheur. Olivier


« Vous êtes unique »

▷ Cher Père, […] vous êtes pour nous, et pour tous les autres membres de notre paroisse aux plusieurs clochers qui n’osent pas prendre la parole, la per­sonne, après le Christ, qui compte le plus dans notre vie (avec nos conjoints et enfants !).

Oui, vous êtes parfois blessé par tel ou tel propos entendu dans les médias. Je comprends que cela vous touche, et il est vrai que certains de vos prédécesseurs ou frères dans le Christ ont pu pécher, car ce sont aussi des hommes. Mais dans ce quotidien où vous nous apportez la Parole divine, où vous la méditez, l’expli­quez et la mettez en pratique, où vous consacrez l’hostie et nous donnez Jésus à aimer et à contempler, dans ce quotidien-là, vous êtes unique et irremplaçable. La profondeur avec laquelle vous ado­­rez Jésus au tabernacle nous semble le témoignage le plus haut que vous donnez de votre sacerdoce. Cette évidence nous aide dans notre foi. C’est pourquoi notre gratitude est immense […].

Merci de poursuivre cet apostolat quotidien malgré les difficultés matérielles, les chapelles pas chauffées et dont les toits ou les vitraux méritent des travaux, votre troupeau souvent difficile à mener, car trop souvent dans l’horizontalité alors que vous l’espérez dans la verticalité de la transcendance.

Pardon de ne pas savoir vous accueillir plus souvent chez nous, dans nos familles (ou à la crêperie du coin), de ne pas avoir réussi à vous aider davantage dans cet autre quotidien pratique qui prend du temps alors que vous courrez déjà. Merci pour ce que vous êtes, ce que vous apportez aux autres. Gardez cette foi et ce courage avérés qui vous caractérisent. Nous sommes avec vous aussi par cette prière : « Seigneur, donnez-nous de saints prêtres. » Un abonné


« Gardez cette joie »

▷ Père, s’il ne fallait écrire qu’un mot sur la page blanche ce serait : merci. Merci, parce que vous savez écouter et conseiller sans « faire la morale » ni juger. Merci, parce que vous soutenez avec bienveillance celui qui doute et cherche. Merci, parce que vous accueillez et bénissez le pécheur qui ne peut communier ; « homme de l’eucharistie », vous mettez tout en œuvre, avec force et conviction, pour nous rendre sensibles à ce grand mystère. Merci, parce que, malgré les soucis et les difficultés, vous gardez ce brin d’humour qui permet de tirer « quelque bonheur de cette vie et d’en faire profiter les autres ».

« Être prêtre : une joie ! », écriviez-vous en mai 2017. Puissent le Seigneur et Marie vous aider à garder cette joie et à en vivre. Bernadette


« Que l’Esprit vive en nous »

▷ Chers hommes de Dieu, en ces temps si douloureux que vit notre Mère l’Église, vous en êtes les premiers touchés. Nous voulons aujourd’hui vous redire notre amour, notre confiance, notre amitié, nos encouragements et nos prières. Nous prions avec nos sept garçons, dans les mains de la Douce Vierge du Sacerdoce et par l’intercession de saint Jean Marie Vianney, afin que vous soyez toujours plus configurés au Christ, qui a donné sa vie par amour pour nous […].

Merci d’avoir béni le sacrement de mariage que nous nous sommes donnés et qui vit plus que jamais aujourd’hui. Merci d’avoir baptisé nos enfants au nom du Père, de son Fils Jésus-Christ et de l’Esprit de Dieu […]. Merci de faire le lien entre le Ciel et la Terre. Merci de vous offrir pour nous et de nous offrir au Père. Merci de votre disponibilité, trésor de votre célibat. Merci de tout ce que vous nous avez fait découvrir de notre Père des Cieux. Merci pour tout ce que vous avez semé dans le cœur de chacun de nos enfants […]. Nous prions particu­lièrement pour vous, pour votre sanctification dans ce ministère divin que vous avez choisi. Que l’Esprit de force vive en vous chaque jour. L. et M


« Merci pour le prêtre que tu es »

▷ Cher petit frère dans le Christ, aujourd’hui, nous t’écrivons pour te dire merci !

Merci pour ta vie consacrée, pour ta vie donnée depuis déjà tant d’années au service du Christ et de son Église ! Merci pour ta force et ton calme, indispensables à ton ministère, tes différents charismes, et ils sont nombreux, ton dévouement au sein des paroisses dans lesquelles tu as servi ou sers encore.

Merci aussi pour tes faiblesses, tes défauts, qui nous permettent de ne pas te mettre sur un piédestal et nous rappellent que c’est au travers de nos creux, nos manques qui ne sont pas comblés que Dieu peut agir dans nos vies. et nous mener vers un chemin de sainteté […].

Merci pour l’humilité avec laquelle tu acceptes certaines remarques. Merci pour ta volonté sans cesse de t’en corri­ger. Merci pour ton regard vers les plus pauvres, les plus petits. Merci pour ta volonté de demeurer toi-même humble et petit. Merci pour ta présence joyeuse au sein de notre famille, pour l’attention particulière que tu as envers chacun d’entre nous. Merci pour ton sens de l’écoute, ta discrétion et ton soutien à travers les aléas de notre vie. Merci pour ta prière qui nous accompagne sur notre route. Merci pour ta confiance lorsque tu nous fais part de tes préoccupations, que tu nous partages tes soucis pastoraux, que tu nous livres humblement tes combats les plus profonds.

Merci pour les débats animés qui nous permettent de nous remettre en question, d’avancer ensemble sur le chemin de la foi. Merci pour nos échanges parfois houleux, nos pardons échangés […]. Merci pour le prêtre que tu es ! Famille C.

Notre chère cathédrale est à genoux

Voici la belle homélie prononcée par Mgr Michel Aupetit, lors de la messe chrismale en l’église Saint-Sulpice à Paris :

Notre chère cathédrale est à genoux. Nous savons bien qu’elle est bien autre chose qu’un tas de pierres. Toutes les réactions du monde entier le montrent. Car quelle est la différence entre un tas de pierres et une cathédrale ? C’est la même différence qu’entre un amas de cellules et une personne humaine. Un tas de pierres et un amas de cellules ne sont qu’un amoncellement informe. Dans une cathédrale ou une personne humaine, il y a un principe d’organisation, un principe d’unité, une intelligence créatrice. L’autre chose qui unit la cathédrale et la personne humaine, c’est l’onction qu’elles peuvent recevoir pour manifester une transcendance, une présence divine qui leur confère un caractère sacré.

croix ND incendie

Notre cathédrale Notre-Dame de Paris a reçu l’onction. En effet lors de son édification, l’autel a été chrismé, enduit de saint chrême. L’autel est le signe de la présence mystérieuse de Dieu, comme celui que Jacob construisit après sa vision des anges qui montent et descendent des cieux. Il appela ce lieu Béthel, qui signifie la maison de Dieu. L’autel, en effet, représente la présence de Dieu. La chrismation que nous faisons sur l’autel signifie la présence du Christ. Voilà pourquoi les prêtres le vénèrent en l’embrassant car c’est sur lui que se réalise le Saint Sacrifice rendu présent à chaque messe et qui sauve les hommes par le don d’amour que le Christ a fait une fois pour toutes sur la croix. C’est ce chemin de Pâques que nous célébrons à chaque Eucharistie : la mort et la Résurrection du Seigneur Jésus.

Les croix de ses murs ont été elles aussi enduites de cette huile sacrée, de cette huile que nous allons maintenant consacrer. Cette cathédrale est habitée par un peuple. Mais elle n’est pas seulement habitée par ceux qui prient ou qui la visitent. Elle est le vaisseau d’une présence. Elle est la maison de Dieu et c’est pourquoi elle est la maison de tous.

Mais nous savons surtout que notre Eglise, ce sont les pierres vivantes qui ont reçu l’onction. Ce peuple de fidèles qui, eux aussi, savent qu’ils sont le vaisseau d’une présence. Saint Paul le rappelle quand il dit aux chrétiens : « C’est vous le Temple de Dieu ».

Nous allons rebâtir la cathédrale. L’émotion mondiale, l’extraordinaire élan de générosité qu’a suscité l’incendie qui l’a en partie détruite, va nous permettre d’envisager son relèvement, nous pourrions parler en ces temps de Pâques de résurrection certaine. Mais il nous faut aussi relever l’Église. Que tous les baptisés qui ont reçu l’onction du Christ, prêtre, prophète et roi, retrouvent la ferveur de leur commencement, revivent de l’extraordinaire grâce qu’ils ont reçue un jour en devenant enfants de Dieu. Il faut aussi que l’onction qu’ils ont reçue à la Confirmation manifeste ce don plénier de l’Esprit-Saint qui est l’expression même de l’amour de Dieu. Elle doit les remplir de joie afin qu’ils construisent autour d’eux la civilisation de l’amour.

Que les prêtres, dont les mains qui touchent le corps et le sang du Seigneur ont été marquées par une onction sacrée, retrouvent le sens profond de cette suite du Christ auquel ils ont donné leur vie pour, comme lui, servir et non pas être servis. Que le seul pouvoir qu’ils possèdent jamais soit celui-là même du Christ qui donne sa vie pour ceux qu’il aime. Je sais, mes frères prêtres, que c’est ce que vous vivez déjà et que c’est cela qui fait votre joie. Et vous, frères diacres, rappelez-nous toujours par votre vie et le don de vous-mêmes dans ce service que nous sommes tous d’humbles serviteurs, en particulier ceux qui ont pour mission de nous guider en étant configurés au Christ Bon Pasteur, c’est-à-dire nous les évêques. Et vous, chers consacrés, soyez les prophètes du monde à venir.

Ensemble, frères et sœurs, avec le don de l’Esprit-Saint qui nous vient du Père par le Fils, nous rebâtirons notre Église. Confions-nous aussi à Notre Dame qui est toujours debout, même au pied de la Croix, où son fils nous l’a confiée et nous a confiés à elle, la Sainte Vierge Marie, la toute belle : Oui, Notre-Dame de Paris, priez pour nous.

Mgr Michel Aupetit,
archevêque de Paris

Une église, deux poumons

orient occidentBien souvent, pour trouver le Christ, le chrétien d’Occident doit batailler comme un saumon qui remonte le torrent. Il a dû nager à contre-courant, dans une société qui a proclamé la mort de Dieu et qui prêche un bonheur consumériste ; se dépouiller de ses nombreuses appartenances idéologiques et mondaines, faire face au doute intérieur et au soupçon de ses compatriotes.

Quand il regarde son frère d’Orient, il découvre un chrétien qui, par la force des choses, ne peut pas s’envisager autrement que chrétien, qui a la foi dans la peau, qui croit comme il respire, sans se poser les mêmes questions théologiques, sans offrir la même prise au doute, mais qui doit batailler en aval s’il veut simplement pratiquer son culte.

La rencontre, quand on veut bien la vivre, est saisissante. Et riche des deux côtés, beaucoup plus qu’on ne le croit du fond de nos cercles de croyants installés.
...

Famille Chrétienne n°2144 éditorial

Catholiques en débat : faut-il accueillir ou non les migrants ?

Choisir son pauvre ?

À l’irénisme des uns, qui sous-estiment le poids réel d’un accueil authentique pour que la rencontre puisse avoir lieu, répond chez les autres la vision malthusienne de la charité qui met les pauvres en concurrence : le clochard du coin, avant l’Érythréen de là-bas... « Que faisaient ceux qui se préoccupent soudain des SDF en bas de chez eux ? », s’interroge Mgr de Sinety. S’occupaient-ils de lui ? Comment accepter que des femmes violées pendant la traversée qui arrivent en France enceintes ne rencontrent que le Planning familial qui va leur proposer l’IVG ? Est-ce qu’on imagine ce que ce genre de propositions suscite ailleurs que chez nous ?
On ne peut pas se contenter de se dire “tant pis”. » 

ARTICLE  de FAMILLE CHRETIENNE | 06/12/2018 | Numéro 2134 | Par Clotilde Hamon, à Lyon

AED - Livret de Carême

Veillez et Priez Carême page couv

L’AED est fondée en 1947, au lendemain de la seconde Guerre Mondiale, par un religieux hollandais, le Père Werenfried. Elle soutient les chrétiens dans le monde, là où ils sont confrontés à des difficultés matérielles ou à des persécutions.

Pour accéder au site de l'Aide à l'Eglise en Détresse (AED)  : logo AED

Les aides de l’AED sont avant tout pastorales et répondent toujours aux demandes des évêques locaux (aide de séminaristes à travers des bourses d’étude, construction d’églises, diffusion de bibles en langues locales). Depuis quelques années, l’AED déploie également des aides d’urgence auprès des réfugiés : par exemple plus de 40 millions pour les réfugiés irakiens depuis l’été 2014, et plus de 25 millions pour les réfugiés syriens depuis le début de la guerre en mars 2011.

careme AED

 

http://careme.aed-france.org/

Paroisses et écoles, actions pour le carême 2019

 

https://www.aed-france.org/paroisses-et-ecoles-action-pour-le-careme-2019/

Pour les plus jeunes

https://www.aed-france.org/careme-pour-les-plus-jeunes/

Pour télécharger le Livret de Carême

Le sacrement de l'ordre est un don qui transcende l'homme

Le mot du Père Martin

Publié dans le Bulletin de l'AED - Janvier 2019

Chers amis,

Le thème central du Synode des évêques sur la jeunesse était la question de la vocation. Les pères synodaux ont souligné que chacun était appelé par Dieu. En fait, notre vocation à tous est d'appartenir au Christ par le baptême, d'être façon nés par le sceau de l'Esprit Saint dans la confirmation, de faire corps avec lui dans la Sainte Eucharistie. Le mystère de la vocation sacerdotale est étroitement lié à l'administration des sacrements. Mais le sacrement de l'ordre est un don qui transcende l'homme. C'est une élection à laquelle on prend part de façon imméritée. Dieu choisit qui il veut. Il s'agit souvent d'hommes qui ne sont pas à la hauteur d'un tel appel. Chaque vocation sacerdotale est donc une merveilleuse histoire à travers laquelle se profilent déjà les miracles ultérieurs que Dieu veut réaliser à travers le prêtre. L'une de ces nombreuses histoires nous a été racontée par Fernando. C'était au séminaire de Montevideo, en Uruguay. Le pays est complètement sécularisé, un gouvernement maçonnique a banni la religion de la vie publique depuis des décennies. Une vocation religieuse y est un vrai miracle. Fernando, 21 ans, se prépare depuis quatre ans à son ordination sacerdotale.

Son histoire a commencé un jour ordinaire.
«J'étais à l'école quand est arrivée la terrible nouvelle de la mort de notre curé, mortellement blessé dans un accident de voiture. Il était très proche de notre famille. ]e ne pouvais pas le croire, mais quand je suis rentré à la maison, beaucoup de gens affluaient déjà à l'église où le corps du Père William avait été déposé pour un dernier adieu, l'y suis allé avec ma mère. Dans l'église, je n'ai vu que des gens consternés, abasourdis et perplexes, et sur leurs visages, la question -. Pourquoi lui, pourquoi justement ce prêtre de 57 ans ? Moi aussi, j'étais perdu. Et en même temps, j'ai senti monter en moi une question qui s'est répétée encore et encore : que puis-je faire pour ces gens ?]'ai senti que je devais sortir de moi-même. J'ai levé les yeux vers une grande image du Sacré-Cœur de Jésus, et me suis tourné vers mon propre cœur : Seigneur, que veux-tu que je fasse ? Puis j'ai incliné mon regard et j'ai vu le cercueil du Père William. C'était la réponse : être prêtre. Alors, l'avenir que je m'étais échafaudé s'est effondré et un autre échafaudage s'est élevé à sa place, sans que j'aie à y ajouter la moindre brique. Beaucoup d'autres signes de la miséricorde de Dieu ont suivi, jusqu'à ce que je dise finalement oui à l'appel de Dieu ».

Chers amis, le Père Werenfried disait souvent dans ses sermons qu'il renoncerait volontiers à l'intégralité d'une quête s'il y avait dans l'église un jeune homme disposé à mettre sa vie au service du Seigneur. Aujourd'hui, beaucoup de jeunes écoutent l'appel du Seigneur et ont besoin de vos dons.
Pour la plupart, ils sont pauvres et n'ont pas les moyens de payer leurs études ni leur formation. Plus tard, cependant, ils partageront ce qu'ils auront reçu du Seigneur et feront des miracles en son nom.

Père  Martin BARTA
AED - Assistant ecclésiastique international

Jésus, rejeton rejeté

NoelCHRONIQUE de Famille Chrétienne | En toute bonne foi | 03/12/2018 | Numéro 2134 | Par Juliette Levivier

On imagine aisément avec quel soin, quel amour, quel respect Marie prépara le trousseau de Jésus, et Joseph son berceau. Mais la Providence, dans sa sagesse (qui nous échappe parfois un peu), en décida autrement. Celui qui devait être accueilli dans la douceur d’un foyer paisible de Galilée vit le jour dans une étable obscure de Judée. En lieu et place du joli berceau, resté vide à Nazareth, une mangeoire (Lc 2, 6-7) !

Difficile de croire qu’en Orient, où l’hospitalité est un devoir sacré, on ait refusé d’accueillir une jeune femme sur le point d’accoucher.

Les Mées

Saint-Auban

Malijai

Volonne

Peyruis

L'Escale

Dabisse

Montfort

Lurs

Sourribes