Volonne - Notre Dame

Notre Dame des Salles , début XIV ° , incendiée en 1564 et restaurée au XVII °

Ancienne église des Chanoines Augustins , détruite par les Protestants ,  ainsi que le couvent attenant .
Ne restent d'origine que le clocher et le choeur .  A ce jour cette église est "désacralisée" , sert de salle de spectacle ( concert , etc ... )

L’église Notre-Dame-des-Salles, qui appartenait au monastère augustin, etait l’église paroissiale depuis 1700.
Bien que l’établissement soit ancien, dans son état actuel, elle est le résultat de la reconstruction qui a suivi l’incendie allumé par les protestants en 1564, reconstruction dont l’essentiel s’est fait au début du XVIIe siècle.

° La nef, de trois travées, n’est plus couverte par une voûte (effondrée).
° Le chœur et une travée du collatéral nord conservent des voûtes sous croisée d’ogives qui peuvent dater de l’ancienne église.
° Le clocher date peut être lui aussi de l’ancien état, dans son style alpestre caractéristique (flèche en pierre, encadrée de quatre pyramidions et de quatre gargouilles).

Malijai (Mirabeau) - Chapelle Saint Christophe à Beauvezer

Saint-Christophe, (prieuré de Saint-Victor sur un site antique)

Aujourd’hui ce n’est qu’une simple chapelle avec son cimetière dans un champ au bord de la N 85, côtoyant le Ravin de St Christol.  A quelques 600 mètres de la commune de Malijai, elle est dominée par une colline où s’élevait le castrum de Belvezer cité en 1252 en même temps que celui de Mirabellum (Enquêtes, n° 544 et 534, p. 352 et 354). Le site a livré de chaque côté du ravin de nombreux éléments archéologiques faisant penser à un vaste établissement gallo-romain ayant pu servir également de relais sur la route menant à Sisteron. La chapelle apparaît comme une possession de l’abbaye de Saint-Victor lors de trois confirmations données par les papes aux XIe et XIIe siècles, in episcopatu Vapicensis cellam sancti Christofori ad Estradas ou de Stradis (1). Le prieuré est encore cité en 1337, prioratus Sancti Christofori (n° 1131, p. 619). Il réapparaît à la sortie des guerres de Religion lors des visites pastorales de l’évêque de Gap, d’abord en 1602 où à Beauvezer, chapelle Saint-Christophe sur le grand chemin. Puis le 4 août 1612, à Beauvezer, l’église Saint-Christol toute ouverte, le toit rompu (ADHA G 780-781). De par sa proximité avec Malijai, elle va faire partie de la paroisse de cette commune et est citée lors des visites pastorales de l’évêque de Digne. Ainsi en 1860, la chapelle rurale de Beauvezer est passable. L’enquête de 1899 reconnaît une chapelle au quartier de Beauvezer dans le cimetière de ce lieu, vieille de plusieurs siècles. Messe le jour de l’Ascension, appartient à la commune de Mirabeau (2 V 73, n° 183).

La chapelle comporte une nef sans travée se terminant par une abside en hémicycle et une voûte en cul-de-four orientée vers l’est. L’appareil est formé de galets noyés dans le mortier. C’est celui de l’abside, à l’extérieur, qui présente par endroits des galets choisis pour former des lits horizontaux. R. Collier estime que la chapelle peut au moins partiellement remonter au XIe siècle (p. 141). C’est aussi l’avis d’Alpes Romanes qui la date de la même époque, malgré son apparence banale et sa maçonnerie rustique (p. 54). En plein champ, en milieu ouvert, sur un site antique important et au bord d’une voie vitale pour le commerce et les voyageurs, la chapelle a perpétué le rôle de la station romaine dont le site a dû être christianisé dès l’origine.

Peyruis - Eglise Saint-Pierre

En 963 ou 967 cette église est citée comme appartenant à l’évêque de Sisteron et est donnée au monastère de Ganagobie en même temps que les dîmes de la villa Petrosii. Nous sommes bien avant la création du castrum et cette villa a gardé son appellation carolingienne. Un seul indice permet de situer l’endroit où elle pouvait se trouver puisqu’elle n’est plus citée par la suite, c’est le quartier Saint-Pierre. Nous sommes un peu dans le même cas de Peipin où existe un quartier Saint-Pierre et où nous soupçonnons un prieuré. Mais ici il existe une référence et non des moindres. Nous sommes, comme à Peipin, en milieu ouvert, sur une terrasse dominant la Durance, aux abords de la via Domitia.

   

 

Montfort - Chapelle Saint Donat le Haut

L'église souterraine de Saint Donat le Haut ou Couvent des Crottes ou Crypte de Saint Donat se situe sur le flanc sud du sommet de la Rouvière dans une doline de 30 m de diamètre et profonde de 10 m.
Pour y accèder, il faut empreinter le GR 6530 à environ 200 m en contrebas de l'Eglise de Saint Donat le Bas, juste après le pont sur la D 101. Suivre ensuite le sentier qui traverse le torrent du Mardaric sur environ 800 m. Sur la gauche se trouvent 2 caïrns qui vous indiquent l'emplacement de la doline et de la crypte.

En face de l'église Saint Donat-le-Bas, sur le flanc Sud du sommet de la Louvière, se cache un des plus mystérieux monuments que compte notre département.
Protégée par une forêt de chênes verts, une église souterraine romane datant du XIIe siècle s'y dissimule.
Vers l'an 500, Jean l'évêque de Sisteron fit appel à Donat d'Orléans pour évangéliser le pays de Lure.
Saint Donat aurait vécu dans cette doline appelée autrefois "Couvent des Crottes", celle ci lui aurait servi ensuite de sépulture. L'église Saint Donat-le-Haut fut ensuite construite sur ce sanctuaire.
L'église souterraine aussi appelée crypte, occupait la partie Ouest de la doline.
D'une longueur de seize mètres par cinq mètres de largeur, elle comportait deux entrées distinctes.
La première entrée se faisait par l'escalier en colimaçon encore existant, la seconde par le sud de l'édifice.
Le mur Est comportait trois absidioles semi-circulaires voûtées en cul-de-four dont il reste quelques vestiges.
Le mur Nord possède deux excavations naturelles qui aurait put accueillir la dépouille de Saint Donat.

D'après l'étude d'un document du XIIe siècle "La vie de Donat" retraçant la vie de ce prêtre d'Orléans qui vivait à la fin du Ve début du VIe siècles et qui se serait retiré "au pied de la montgne de Lure, en un lieu aride et désolé", G Barruol et J Thirion pensent que ce saint se serait d'abord installé sur l'éminence de le chapelle de Saint Donat le Bas avant de s'établir sur la hauteur voisine de Saint Donat le Haut.
Arrivé en ce lieu, l'hermite se serait construit une cabane en pierres sèches et aurait installé sa couche dans une faille du rocher, puis aurait élevé un oratoire à Saint Martin sur le bord de la colline ou il s'était installé.

L'abbé Andrieu y fit des fouilles de 1883 à 1890. Il fit percer un tunnel équipé de rails destinés à évacuer les matériaux. Ce tunnel ainsi que les rails sont toujours en place.

Découvrir Saint-Donat-le-Haut, annoncé par un petit cairn au bord du chemin que vous pouvez facilement dépasser sans le repérer  ; ‘le Haut’ parce que ce monument religieux est situé dans le fond d’une dépression [doline] de cinq-six mètres de profondeur, mais en altitude par rapport à celui de tout à l’heure (519m env). Situé sur la colline de l’Eouvière1, les historiens du XIXè le surnomment Couvent des Crottes3. On entre dans le trou sombre par des marches détériorées, découvrant en premier une tour ronde et son escalier en colimaçon ; dans le fond, un mur bien appareillé côté rocher, puis au fond, deux mystérieuses entrées creusées dans une grotte. Sur la droite, la forme semi-arrondie des absidioles. L’église construite au XIIè dans le prolongement de la petite grotte du saint, devait servir de crypte à une église haute totalement disparue. En face, un tunnel et des rails, creusé par l’abbé Andrieu vers 1880 pour amener le matériel et évacuer les déblais de sa fouille.
En contournant la doline par le haut, une petite descente vers l’ouest du site, vous amène au bord du tunnel où les rails s’arrêtent brusquement au-dessus du vide. L’endroit est vraiment mystérieux, le silence est presque stressant.
Rien ne vient confirmer vraiment que ce fut ‘le trou de l’ermite’ Saint-Donat même si la lecture de sa biographie autoriserait cette hypothèse ; il aurait été enterré là  par deux de ses compagnons, eux-mêmes suivis sans doute par une communauté monastique. L’église est datée en tous cas de la même époque que la chapelle Saint-Donat le Bas.

 

 

Le débris le plus considérable est celui où l’on voit plusieurs marches d’un escalier en limaçon fort étroit et, à l’extérieur, la naissance d’une voûte. Un autre morceau de maçonnerie montre quelques assises de pierres disposées en feuille de fougère, et rappelant l’opus spicatum des Romains. Tandis que toutes les vieilles chapelles dont nous avons parlé plus haut étaient parfaitement orientées, celle du couvent était tournée vers le Nord. Ses murs latéraux devaient reposer l’un, sur le bord du rocher, ainsi que l’ensemble du chevet et l’autre, sur la plus haute voûte des substructions. Quel était ce couvent ? Qui l’a fondé ? Quels moines l’habitaient ? Etait-ce un monastère proprement dit, ou une maison hospitalière ? […] Les premiers travaux ont amené la découverte de nombreuses tombes, de plusieurs bas-reliefs et autres ornements d’architecture, qui remontent, d’après d’éminents archéologues, au XIè siècle. Histoire de Montfort, abbé Andrieu, Digne : Barbaroux, Chaspoul et Constans, 1884

Peyruis - Chapelle Saint-Marcellin

343. La chapelle Saint-Marcellin

L’église Saint-Marcellin est citée en même temps que celle de Peyruis, en 1274, elle est au-dessus ou proche de Peyruis : ecclesia Sancti Marcellini supra Petrosium, prior Sancti Marcellini propre Petrosium. Cassini est muet, le cadastre de 1811 signale un quartier St Marcelin au nord du village et au sud du ravin de Chante Merle. La carte IGN indique une croix à cet endroit pouvant situer l’ancienne chapelle. Le coutumier de 1835 relate que l’on fait une procession aux ruines de l’église St Marcellin le premier dimanche du mois de mai. Il y a l’absoute (2 V 73). Le fait que le prêtre donne l’absoute fait comprendre qu’il existait un cimetière renfermant les défunts de la première paroisse. L’attraction des paroissiens vers le premier lieu de culte et le champ des morts où sont ensevelis leurs ancêtres est un phénomène souvent relevé. C’est pourquoi, l’église Saint-Marcellin pourrait correspondre à la première paroisse ayant précédé celle du castrum et avoir donné son nom au titulaire de cette église. C’est à cet endroit d’ailleurs que la CAG signale du mobilier antique et médiéval (p. 340).

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