Prier avec Grégoire de Nazianze (330-390)

Evêque et docteur de l'Eglise, natif de Nazianze en Cappadoce (Turquie), il est l'orateur le plus célèbre de son temps. Dans ses sermons, il défend la doctrine trinitaire contre l'hérésie arienne. Il est -avec Basile de Césarée et Grégoire de Nysse- l'un des trois Cappadociens qui a donné à la théologie l'une de ses premières réflexions sur le Dieu Père et Fils et Esprit-Saint.

 

 

 

 

 

Père, accorde-moi de te célébrer,
de te chanter,
mon Seigneur et mon maître.
Ton Verbe, c'est Dieu le Fils,
égal à Toi en substance et en dignité.
Il règne sur le monde.
Le Saint-Esprit, qui est Dieu,
enveloppe toutes les choses,
et les garde en veillant sur elles.
Je proclame que tu es Trinité vivante,
unique et seul Monarque.
Nature immuable et sans commencement.
Intelligence dont la sagesse est inaccessible.
Puissance inébranlable sans début ni fin.
Lumière que nul ne peut voir,
mais qui voit tout. (...)
Père, sois-moi propice.
Que je trouve miséricorde et grâce.
Car à Toi sont la gloire et la reconnaissance
jusqu'au siècle sans fin.

Prier avec Ephrem le Syrien (306-378)

Né dans l'actuelle Turquie, Ephrem, moine et théologien, illustre par sa vie la grandeur de la vocation de diacre : proclamer l'Evangile, animer la liturgie, servir les pauvres et les malades. Ses hymnes, en exhortant à la vertu, célèbrent les mystères chrétiens et les saints. Ephrem, «la cithare du Saint Esprit» propose ici sa «Prière du grand carême».

 

 

Seigneur et maître de ma vie,
éloigne de moi l'esprit de paresse,
d'abattement, de domination,
de vaines paroles ;
accorde-moi, à moi ton serviteur,
un esprit de chasteté, d'humilité,
de patience et d'amour ;
oui, Seigneur Roi,
donne-moi de voir mes péchés
et de ne pas juger mon frère
car tu es béni
dans les siècles des siècles.
Amen.

Prier avec Jean Climaque (579-649)

Jean Climaque fut élu abbé du monastère Sainte-Catherine. Son nom lui vient du traité spirituel qu'il composa : l'Echelle sainte. Cette somme de la doctrine monastique a fait de Jean Climaque l'un des principaux docteurs de la spiritualité et de l'ascèse. C'est le plus illustre des moines du Mont-Sinaï dont l'idéal est l'hèsychia: paix et silence de l'union à Dieu. La charité, «la plus belle des vertus», nous aide à gravir l'échelle sainte qui conduit à Lui.

 

 

 

O belle vertu, ô la plus belle des vertus !
Dis-moi, je t'en prie, dis-moi où tu mènes
paître tes brebis bien-aimées.

Illumine-moi, répands sur moi ta divine rosée, dirige-moi, conduis-moi et tire-moi enfin à toi ;

car je désire ardemment monter jusqu'au palais où tu habites.

Tu commandes à toute chose, tu règnes sur tout, mais tu as blessé mon cœur.

Ah ! Aimable charité, daigne te rendre favorable à ma prière, apprends-moi, s'il te plaît,

dans quel état je dois être pour pouvoir gravir cette échelle sainte

et arriver jusqu'à toi.

Prier avec Hilaire de Poitiers (315-367 ou 368)

Hilaire aurait pu couler une existence douce et aisée au milieu de la noblesse de Poitiers. Mais dans cette ambiance mondaine, il demeure insatisfait et inquiet. Au contact des Ecritures, le visage de Dieu se révèle à lui. Converti puis baptisé avec son épouse, il séduit les Poitevins qui l'acclament comme leur évêque. Il ne peut se taire face à l'hérésie arienne, qui réduit Jésus à n'être qu'un homme admirable, mais pas le Fils de Dieu. Revenu à Poitiers, il rédige le célèbre Traité sur la Trinité composé à partir du prologue de saint Jean. Tous les chercheurs de sens peuvent retrouver dans sa prière, l'expression de la quête d'un Dieu dont on ne saisit jamais totalement le visage.

 

 

Lorsque j'ai levé vers ton ciel la faible lumière de mes yeux,
j'ai cru qu'il ne s'agissait

de rien d'autre que de ton ciel.
Quand je considère la course des astres
et que je constate que chacun
accomplit le rôle qui lui est assigné,
je reconnais, ô mon Dieu,
ta présence en ces astres
que mon intelligence ne peut étreindre. (...)
Quand je tourne mon esprit
vers la terre qui,
après avoir reçu les semences,
les fait germer,
puis vivre et se multiplier,
je n'y découvre rien
que mon esprit puisse comprendre.
Mais mon ignorance m'aide
à te contempler,
car si je ne connais pas la nature
qui est à mon service,
je discerne ta bonté,
du fait même qu'elle est là pour me servir. (...)
C'est donc en ne connaissant pas
ce qui m'entoure,
que je saisis ce que tu es ;
et en percevant ce que tu es,
je t'adore. (...)
Aussi longtemps que je jouirai du souffle de vie que tu m'as accordé,
Père saint, Dieu Tout-Puissant,
je te proclamerai Dieu éternel, mais aussi Père éternel.


Prier avec la Liturgie syriaque

La plupart des hymnes liturgiques sont, à l'origine, des prières personnelles dont on ne connaît pas nécessairement les auteurs. Ainsi cette prière de source anonyme. Le thème du Dieu miséricordieux, le Dieu qui aime l'homme, est constant dans la liturgie orientale.

 

 

Par le secours de ta miséricorde, Seigneur,
accorde en ta bonté,
la libération des opprimés, la délivrance des prisonniers, le soulagement des affligés.
Accorde, Seigneur, en ta bonté,
la santé à ceux qui sont proches,
le pardon aux pécheurs,
l'accueil aux pénitents,
le bonheur aux justes,
aux pauvres ce dont ils ont besoin,
un chemin droit pour ceux qui s'égarent,
le retour des exilés, le souvenir des défunts,
miséricorde et clémence pour toutes les créatures. (...)
Que nous soyons agréables à ta majesté, par ta bonté et ta miséricorde,
maintenant, en tout temps et dans les siècles des siècles.

 

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